jeudi 7 février 2008

J’étais derrière toi, de Nicolas Fargues


« Bref je te disais que j’ai attendu la trentaine pour souffrir. Ou plutôt, pour découvrir que je pouvais souffrir comme tout le monde et que ma soi-disant force mentale, mon soi-disant élégant détachement, ma soi-disant distance en toute circonstance, purement théorique, purement idéaliste, purement littéraire, que tout ça ne faisait pas le poids face à un vrai coup dans la gueule bien banal, franc et massif. La trentaine pour devenir un adulte, en fait. »


« J’étais derrière toi » est un roman frais comme une pub d’Hollywood chewing-gum... L’écriture de Nicolas Fargues est vive et alerte. Elle ne s’embarrasse pas de circonvolutions et de détours pour dire les choses. Des choses crues parfois et qui font mal. Mais il y a aussi ce côté léger, cette dérision permanente même dans les situations les plus tendues de ruptures amoureuses.

Enfin j’ai beaucoup apprécié la manière dont Nicolas Fargues interpelle le lecteur tout au long de son roman. On a vraiment l’impression d’être en face d’un bon copain qui nous raconte ses déboires sentimentaux, ce qui rend le roman captif : «le bonheur, c’est une femme, non ? Tu ne crois pas, toi ? » *****


J'étais derrière toi
Nicolas Fargues
Editions P.O.L
Mars 2006
224 pages

3 commentaires:

goelen a dit…

je ne connais pas nicolas fargue mais j'ai bien envie de le découvrir

civetta a dit…

captif ou captivant? (le roman)

Choumie a dit…

J'ai vraiment aimé ce livre qui m'a beaucoup touché.....