jeudi 26 avril 2007

De la "soap" américaine


C’est un livre facile à lire. Pour tout dire, je trouve qu’il n’est pas particulièrement bien écrit et dans un style relativement pauvre. Cependant, il a le mérite d’offrir un témoignage intéressant de l’ Amérique des années Nixon aux années Bush conservatrices et puritaines, et offre le portrait éblouissant d’une femme emprisonnée dans une vie qu’elle subit plus qu’elle ne vit. De là à le comparer à Mme Bovary de Flaubert comme certains critiques le font, il y a un pas que je ne franchirai pas. En résumé, un bon livre de plage…

*Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy, éditions BELFOND, traduit de l'américain par Bernard Cohen.526 pages.Prix : 21 €

mardi 24 avril 2007

Une « Carmen» envoûtante ...et une «Micaëla» rayonnante




Deux femmes ont illuminé la soirée du 21 avril au Théâtre du Capitole (photo Patrice Riou):

La soprano hollandaise Barbara Haveman campe une Micaëla superbe de sobriété, d’amour et de raison. Sa voix chaude et lyrique est rarement prise en défaut. Elle m’a véritablement enchanté par son interprétation lumineuse de jeune paysanne amoureuse, véritable antithèse de Carmen même si parfois elle manque de douceur. Barbara Haveman donne souvent des concerts au Japon et en Europe. Parmi ses engagements futurs on peut citer Mefistofele (Liège en juin 2007), Don Giovanni et Faust à Toulouse, Tosca (2008) à l’Opéra de Francfort, Un bal masqué à Strasbourg (2008).

La mezzo-soprano française Béatrice Uria-Monzon est pour moi « La Carmen » du moment, dans la plus pure tradition des Galli-Marié ou Calvé du début du siècle. Son charme, sa présence et son jeu d’actrice nous enchante littéralement. Elle semble habitée par Carmen et maîtrise de façon très naturelle les moindres difficultés du rôle. Elle nous interprète notamment un début de deuxième Acte virevoltant de sensualité et de suavité. Elle interprétera prochainement des opéras aussi variés que Werther à l’Opéra de Rome, Tannhäuser au Liceu de Barcelone, ainsi que Don Carlo à Berlin et enfin Carmen aux Chorégies d’Orange.



*Reprise de Carmen de Bizet au Théâtre du Capitole, Toulouse, le 21 avril 2007
Georges Bizet (1838-1875)
Carmen, opéra-comique en quatre actes (1875)
Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy

Ballet du Capitole
Chœur et maîtrise du Capitole
Orchestre national du Capitole
direction : Günter Neuhold
mise en scène : Nicolas Joel
décors : Ezio Frigerio
costumes : Franca Squarciapino
éclairages : Vinicio Cheli
chorégraphie : Patrick Ségot
Avec :
Béatrice Uria-Monzon (Carmen), Zoran Todorovich (Don José), Angel Odena (Escamillo), Barbara Haveman (Micaëla), Jérôme Varnier (Zuniga), Ivan Ludlow (Moralès), Francis Dudziak (Le Dancaïre), Philippe Do (Le Remendado), Sophie Graf (Frasquita), Patricia Fernandez (Mercédès).

*Je vous renvoie aussi au blog d'isoladisabitata qui apparemment n'a pas le même avis que moi...

vendredi 20 avril 2007

Le « Cellini parisien » René Lalique au musée du Luxembourg

Pendentif orchidée et chauve-souris, collier papillon, diadème serpent, épingle à chapeaux sertie de guêpes, les bijoux de René Lalique célèbrent une nature inquiétante mais d’une beauté exaltante. René Lalique, l"inventeur du bijou moderne" selon l'artiste Emile Gallé fondateur de l'école de Nancy, a été le joailler favori de l'actrice Sarah Bernhardt. Et on a la comprend aisément tant ces bijoux d’émail, d’onyx, de cornaline et d’ivoire magnifient les chevelures et les cous des femmes du début du siècle.


"René Lalique, bijoux d'exception 1890-1912", Musée du Luxembourg, 19, rue de Vaugirard, Paris-6e. Tél. : 01-42-34-25-95. Du mardi au jeudi de 11 heures à 19 heures ; lundi, vendredi et samedi de 11 à 22 heures, dimanche de 9 heures à 19 heures. Jusqu'au 29 juillet. De 8 € à 10 €.

* Robert de Montesquiou qualifiait René Lalique de "Cellini parisien", en allusion à cet orfèvre florentin qui enchanta la cour de François Ier.


jeudi 19 avril 2007

Une façade molle...

Je sais, vous vous dîtes que je tombe dans la facilité et vous n'avez pas tort! Mais professionnellement je suis très occupé en ce moment. Je vous fais donc partager mes derniers clichés.

mercredi 11 avril 2007

Opéra-tion passion


La télévision se serait elle pris d’amour pour l’opéra ? Alors que les émissions radio et les retransmissions d’opéra font florès sur la bande FM, la TV semblait vouloir rester à l’écart de ce nouvel engouement. Pourtant depuis le début de l’année deux émissions télévisuelles nous parlent de cet art qui vient de fêter ses 400 ans. Quelle est l’origine de cet essor ou plutôt devrais-je dire grâce à qui ? Car effectivement, je pense que les stars lyriques françaises (Natalie Dessay et Roberto Alagna) sont pour beaucoup dans cette démocratisation de l’opéra. Nonobstant les frasques récentes d’Alagna à la Scala de Milan, ces deux chanteurs contribuent à démocratiser l’opéra grâce à leur discographie : Natalie Dessay et « le miracle d’une voix », Roberto Alagna "chante Luis Mariano". En tout cas, il faut féliciter France 3 et Arte qui permettent au plus grand nombre d’accéder à des chefs d’œuvre intemporels.


L'heure de l'opéra
France 3
Une fois par mois de 23h35 à 0h30


Rendre l'art lyrique accessible au plus grand nombre, tel est l'ambition de "l'heure de l'opéra" d'Alain Duault, par ailleurs maître d'oeuvre de «Toute la musique qu'ils aiment». Pendant une heure, chaque numéro sélectionne une oeuvre, en propose des extraits et complète le tout par des interviews des interprètes phares des plus grands opéras. Prochaine émission : Samedi 14 avril 2007 de 23h35 à 0h30 (55') suivi de «La Traviata», de Giuseppe Verdi, d'après la version enregistrée à Salzbourg en 2005 et récompensée dans sa version DVD lors des 14es Victoires de la musique classique.


Découvrir un opéra
Arte
Un samedi par mois à 22h30

La série « Découvrir un opéra » s’est fixée pour objectif de faire connaître au public, de manière attrayante, des opéras qui ne font pas partie du répertoire traditionnel. Chaque volet se concentre sur une célèbre mise en scène.

Platée de Rameau le 6 janvier 07, Cardillac de Hindemith le 17 février 07, Poro, Re dell’Indie de Händel le 10 mars 07 , Lohengrin de Wagner le 7 avril 07

lundi 9 avril 2007

Petits pots de crème mousseuse poire-chocolat

Pour Pâques, j'ai décidé d'associer du chocolat (quoi de plus naturel vu la date) et des poires (les dernières de la saison). J'ai trouvé dans un ancien numéro d'Elle à Table cette petite douceur (que nous avons bu avec un Montbazillac).

Ingrédients pour 8 personnes

200 g de chocolat à 70 % de cacao, 3 poires doyenné du comice mûres, 1/2 l de lait entier pasteurisé, 2 c. à soupe de crème fraîche épaisse, 5 jaunes d’oeufs et 1 oeuf entier, 200 g de sucre semoule, 2 c. à soupe de miel, 1 cm de racine de gingembre, le jus d’1/2 citron, 1 c. à soupe de cannelle


1 Pelez les poires, puis coupez les en petits dés et arrosez-les de jus de citron.
2 Ensuite, déposez les dans une casserole avec 150 g de sucre, le miel, le gingembre finement haché, la cannelle. Faites-les compoter doucement sur feu doux.
3 Lorsqu’elles sont transparentes, filtrez leur jus de cuisson et faites-le réduire pour qu’il devienne sirupeux. Mélangez-le alors à nouveau aux poires et laissez refroidir.
4 Préparez un bain-marie dans le four préchauffé à th. 6/180°. Faites fondre le chocolat haché grossièrement dans le lait.
5 Pendant ce temps, fouettez vivement les jaunes d’oeufs, l’oeuf entier, les 50 g de sucre restants et la crème.
6 Versez le lait chocolaté sur ce mélange.
7 Répartissez les poires confites dans des petits pots ou des ramequins, puis versez doucement le mélange chocolaté. Posez-les ensuite dans le bain-marie déjà chaud. Faites-les cuire 30 mn. Laissez refroidir les crèmes au moins 1 h et couvrez-les d’un film alimentaire.

jeudi 5 avril 2007

Un nougat glaçé d’effroi devant sa fraise émulsionnée

Ce pourrait être le nouveau thriller de P.D James ou le titre à la une d’un quotidien régional ...mais il ne s’agit en fait que du dessert que j’ai souhaité réalisé le week end dernier.

Pour le nougat glacé d’effroi

100gr d'amandes mondées, 60gr de pistaches non salées, 100gr d’abricots secs,100gr de sucre semoule, 80gr de miel d'acacia, 30cl de crème fraiche, 1 sachet de sucre vanillé, 2 gros œufs.


1 Faire brièvement griller les amandes et les pistaches dans une poële sans graisse . Parsemer un peu de sucre dessus et faire carameliser légèrement. Concassez les avec un rouleau à pâtisserie ou autre.
2 Chauffer le miel jusqu'à ce qu'il soit bouillant. Parallèlement, monter les blancs d'oeufs en neige. Lorsqu'ils sont bien fermes, jeter le sirop bouillant dessus tout en continuant à battre avec le fouet et battre (5 à 10 mn) jusqu'à complet refroidissement (préparer les glaçons pour mettre dans l'eau qui accueillera votre récipient sinon vous en avez pour une heure).
3 Fouetter les jaunes avec le sucre et mélanger à la préparation précédente
4 Monter ensuite la crème liquide en chantilly et mélanger à la meringue refroidie
5 Ajouter toutes les petites douceurs préparé
6 Tapisser un moule à cake d'un film alimentaire
7 Verser la préparation dans le moule et mettre au congélateur au moins pour 12h

Pour la fraise émulsionnée

400 g de fraises

1 Laver les fraises et les laisser sécher
2 Equeuter les fraises et les mixer

Le contraste entre le sucré du nougat glacé, la douceur et le parfum de la fraise est relativement saisissant. Mais il n’y a pas de quoi avoir peur…

mercredi 4 avril 2007

Une nouvelle AOC pour l'huile d'olive


L'huile d'olive de Provence pourra dorénavant bénéficier d'une Appellation d'origine contrôlée (AOC) aux termes d'un décret publié au Journal Officiel, a annoncé Olivier Nasles, président du Syndicat AOC Huile d'Olive de Provence."La première Huile de Provence sortira aux alentours du 7 ou 8 novembre 2007" après un début de récolte vers le 2 novembre, précise à l'AFP M. Nasles, qui avait engagé voilà huit ans les procédures pour la reconnaissance de cette appellation régionale. Des AOC locales, il en existe déjà trois sur la même aire de production (Aix-en-Provence, vallée des Baux-de-Provence et Haute-Provence), mais à base d'assemblages d'olives différentes. De nombreux producteurs du Var ou du Vaucluse ne bénéficiaient d'aucune AOC.


La nouvelle AOC devient la huitième pour une huile d'olive en France. D'autres AOC locales existaient déjà dans le Sud (Aix-en-Provence, des Baux-de-Provence, de Haute-Provence, de Nice, de Nyons, de Nîmes et de Corse).


L'huile d'olive de Provence est caractérisée par un nez peu intense avec des odeurs de fruits rouges, herbacées et d'artichaut cru pouvant être associées à l'orgeat et la cannelle". "En bouche, le fruité est intense et caractérisé par l'herbacé, l'artichaut cru, pouvant être complété par des arômes de banane, de noisettes, d'amandes fraîches et de feuilles de tomates.

mardi 3 avril 2007

Un soir au club, par Christian Gailly


Simon Nardis est chauffagiste industriel . Il vit avec sa femme Suzanne une existence ordinaire et bien rangée. Bon ce n’est guère enthousiasmant pour l’instant, et je vous l’avoue c’est plutôt plat durant les premières pages. Pourtant il va suffire d’une soirée dans un club d’une station balnéaire pour que Simon retrouve ses premiers amours : le jazz et la vodka. Et là, on comprend rapidement que sa vie va basculer et que sa passion pour le piano, enfouie et recluse durant de longues années va ressortir encore plus vive et plus urgente.
« A défaut de swing, [Simon] se gavait de beauté », n’écoutant plus que de la musique classique, mais sa soirée au « Dauphin vert » va le sortir de la douce torpeur dans laquelle il vit et s’était réfugié, pour éviter de connaitre des « problèmes de santé » . La fulgurance et la lumière qui ressuscite un corps anesthésié se trouve dans cette discothèque…

Christian Gailly, par des phrases courtes, cadencées et non sans humour nous dépeint avec légèreté l’histoire d’un ressaisissement voire d’une renaissance à la vie. Un livre qui nous transporte pour quelques heures sur les rives d’un bonheur qui s’était peu à peu évanoui.
*Livre Inter 2002
Éditeur : Minuit, Paris

lundi 2 avril 2007

Gusto, un magazine qui a du goût!


Enfin un magazine dédié à l'Art culinaire! Gusto est une revue trimestrielle bilingue (français/anglais) qui insère la cuisine dans un patrimoine culturel et patrimonial. Gusto est à tout point de vue original: les photos sont superbes, les thèmes abordés sont variés mais toujours culturels et artistiques. J'ai beaucoup aimé dans ce numéro 2 les articles "Les petits plats dans l'écran" où Céline Darner nous propose une lecture du septième art à travers le menu et "Quand l'art se met à table" de Jean-Claude Bernard qui établit un lien entre la toile et l'assiette.

Gusto est une revue d'art , et c'est pour cette raison que j'ai tout de suite accroché; Gusto flatte l'oeil (magnifiques illustrations) et le toucher (le papier est d'une qualité rarement atteinte dans un magazine qui parle de cuisine).